Sweet salvation •• Ricky
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Lun 8 Mai - 21:39
Tu n'avais pas fait claquer tes pieds ce soir. La danse ne serait pas au rendez-vous car tu avais décidé de consacrer une partie de chacune de tes semaines à la prostitution. Une méthode assez mal considérée pour arrondir tes fins de mois et surtout tenter de te sentir aimé, apprécié au creux de bras masculins. Tu avais déjà tenté d'avoir une clientèle féminine mais leur passion d'un soir n'était pas capable de te suffire. Tu en désirais plus, toujours plus et seule la masculinité de ces bellâtres était capable d'étancher ta soif d'attention. Tu avais vraiment cette impression que le partenaire prenait possession de ton corps avec envie, voire une certaine passion dans de rares cas.

La pénombre n'était pas très glaciale. Elle semblait même accueillante en vérité. Une cigarette coincée entre tes lippes, tu levas doucement les prunelles au ciel scintillant d'étoiles. La fumée fut expirée en petits nuages toxiques qui s'évaporèrent lentement dans les airs. Tu te faisais du bien, beaucoup de bien avant de te mettre à vagabonder le long d'une ruelle fréquentée par bon nombre d'autres prostitués dans l'espoir d'attirer un potentiel client. Tu avais plus de chance que les autres au vu de ta nature d'incube. Elle était tantôt avantageuse, tantôt handicapante. La vie de ta cigarette toucha à sa fin et tu la fis choir sur le sol. Ton pied l'écrasa sans retenue sur le bitume de cette ruelle étroite et isolée et tu t'apprêtas à te mettre en chemin.
Ton regard croisa celui d'un autre homme lorsque tu te retournas. Ses traits faciaux t'étaient particulièrement inconnus. Tu ne l'avais jamais vu et il suintait le danger par tous les pores de l'épiderme. Ton aura sensuelle qui possédait une importante influence sur autrui fut très réduite par tes soins. Tu ne voulais pas le charmer ni être touché par lui. Il ne t'inspirait aucune confiance. Tu continuas alors ton chemin et tentas de passer à côté de lui en l'ignorant mais ce fut une énorme erreur de ta part. Il te retint violemment par le bras et tu n'eus pas le temps de riposter car il te plaqua contre un mur. Tu n'avais aucune idée de s'il s'agissait d'un demi ou un humain mais il possédait en tout cas énormément de force. Il t'asséna un vif coup de poing au ventre et du sang s'échappa de tes lippes tordues de surprise et de douleur. Tu lui fracassas la mâchoire du tien mais il sortit un poignard de sa poche ce qui te dissuada de te montrer davantage violent. Tes sourcils se froncèrent de rage. Il devait vraiment être faible mentalement ou alors sexuellement dépravé pour perdre autant le contrôle de ses envies. Cette lueur emplissant ses prunelles n'avait rien de différent de celle d'un prédateur affamé de ta sensualité. Il te déchira le haut de son arme, exposant ton torse à la lueur argentée de la Lune. Tu aurais pu riposter et te débattre mais l'envie de te recevoir un coup de couteau dans le ventre était très peu présente. Tu tentas tout de même de le repousser mais il te frappa méchamment au visage et tu crus que ta mâchoire faillit se décrocher. Il s'empressa de te dévorer les lèvres et tu en profitas pour mordre les siennes jusqu'au sang. Il n'y avait pas de place pour ce baiser empoisonné. Il te fit tomber à genoux sur le sol à cause de la vive douleur de son poignard qui vint lacérer ton bas-ventre en guise de représailles. Une entaille peu profonde mais tout de même douloureuse. Il n'attendit pas une minute de plus et te força à te relever en te tirant par les cheveux et tu grognas de souffrance en crispant tes mains sur les siennes. Tes ongles s'enfoncèrent rudement dans sa chair mais sa poigne ne s'évapora pas. Elle demeura stricte et sans remords.

Ta joue droite fut froidement écrasée sur la paroi de la ruelle et tes bras immobilisés derrière ton dos. Ton pouls adopta une dangereuse cadence lorsque la lame de son couteau vint se loger juste en dessous de ta gorge à sa merci. Il avait vraiment perdu la tête. Ce n'était plus un être qui se trouvait derrière toi mais un véritable monstre empli d'égoïsme. Il te faisait souffrir et tu savais que le pire restait à venir. Ton corps se raidit instantanément tandis que ton stress s'intensifia lorsque sa paume parcourut la courbe de ton fessier.

AU SECOURS ! AU VIOL ! Hurlas-tu, n'ayant plus aucune autre alternative.

Il appuya alors le couteau contre ta gorge et un mince filet sanglant se répandit progressivement sur la lame. Ta voix s'effrita sur le champ, en proie au mutisme pour te protéger. Tu devrais supporter cette affliction en silence si tu tenais à la vie. Quelle idée d'avoir oublié ton couteau chez toi ! Si seulement tu l'avais en ta possession. Tu te serais certainement dégagé rapidement de son emprise si létale ...
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Mar 9 Mai - 11:42
SWEET SALVATION
Une nuit comme une autre, dans une pénombre tout aussi accueillante que les bras des prostitués qui se dandinent en dessous. Je ne pensais rien de tous ces gens. Métier ressemblant plus à de la mutilation, de l'autodestruction, le sexe était devenu un labeur et plus l'accomplissement d'un couple. C'est triste. Un peu dégoûtant. Mais ce n'est pas aussi de la jalousie parce que moi je ne peux rien faire? Je grogne, un peu animale, un peu écœurée de moi-même, de ma nature. Il n'y a plus que de saintes paroles qui défilent dans mon esprit:

Mais surtout garde la tête haute, sois gentille et souris, Belle Ange.

....


Putain de foutaises.

Tout ça pour goûter à un plaisir charnel. Accomplissement auquel je n'ai jamais pu goûter et auquel je ne gouterai jamais. La pomme est belle et toute proche pour que je la cueille, m'appelant à pécher. Mais les dangers sont trop hauts. Je ne veux pas perdre mes ailes et encore moins ma beauté. Car au fond, je ne dépends que de ça. Mon métier, mes connaissances et peut-être même moi-même.

Non, non ne pas y penser, bon sang, ce que c'est triste ça. Il faut se changer les idées, se voler la vérité et regarder, plus bas que Terre sur ce brouhaha qui n'est pas le mien. Un homme hurle, au viol, alors que je les survole bien haut dans le ciel, au dessus de tout, au dessus des humains, entre eux et Dieu. Je n'ai pas envie de descendre. C'est injuste un viol mais c'est un prostitué. Plus encore, mes yeux se concentrent malgré tout et; il a des ailes d'incube. Je grince des dents. Non, non bon sang, je sais ce qui va se passer après. Il l'aura cherché. Voilà l'excuse. Voilà la terrible loi qu'elle déteste tant. Mais non, non, NON, elle ne peut pas foncer, elle ne peut pas l'aider, elle-

(Mais Ricky, tu es un ange?) Je sais mais c'est trop dangereux. (Mais Ricky tu vas pourrir si tu ne l'aides pas.) Tu crois...?

Dans le doute, je n'en ai plus. Je sais ce qu'il me reste à faire, à contre coeur mais envers ma nature. Je ne dois rien à personne et pourtant le monde me doit tout. Pourquoi Dieu as-tu crée des créatures si imparfaites? Pourquoi fallait-il qu'ils soient aussi incontrolables, véritables monstres sur patte. Et surtout; pourquoi faut-il que je les protège?

Mais je sais aussi que tu ne me répondras jamais. Car Dieu tu es cruel et le soir, alors que certains prient pour toi, moi je t'insulte, de toutes mes forces, de m'avoir créer, moi et les anges en général, de nous avoir mis tant de responsabilités. Mais je ne serais jamais Lucifer, si au moins un jour il a existé. Je n'irai pas te défier. Parce qu'au fond, je suis trop peureuse et cette vie. Oui cette vie. Est certainement moins pire que celui que tu m'obliges à sauver.

Je fonce, à toute vitesse sur ma cible. Mes plumes sifflent à la grande vitesse, je sais déjà ce qu'il me reste à faire mais j'ai peur que ça se retourne contre moi. Je n'ai jamais su que fuir, jamais me battre. J'ai peur, j'ai peur, j'atterris enfin en une grande bourrasque derrière l'humain et je pose des mains douces sur ses tempes. Je bénis son âme d'une sensation euphorique pour qu'il oublie toutes ses pulsions malsaines, je le purifie même si son existence même n'est qu'une erreur de Dieu. Il est ailleurs. J'ouvre son âme à moi, je profite de sa faiblesse, de ce moment, comme figé dans le temps pour le faire reculer. Il lâche un couteau tâché de ce liquide rouge que j'aurais préféré ne pas voir.

Mais je sais qu'il faut que je fasse vite. Les gens autour me regardent tout sauf gentiment. Et des gorilles s'approchent déjà pour avoir perturbé cette rue réservée à une activité plus que déplaisante. Je ne compte pas finir sous les ordres de mafieux, parmi d'autres prostituées. De toute manière, je serais bonne à jeter, dès le premier rapport, pourrissante dans les égouts, ange déchu dont personne ne veut plus. Alors je le sais. Il faut faire vite. Je dépose l'homme dans l'herbe et je m'empresse d'attraper l'incube par la taille et m'envoler, d'un puissant battement d'ailes. Je fuis sans préavis, je m'éloigne vite vers la ville, plus belle et mieux protégé. Sans son avis, c'est vrai. Mais je l'ai sauvé, il a pas intérêt à râler. Sinon...sinon quoi?

Ah oui, je suis un ange. Je ne peux pas faire le mal.

-"T'as intérêt à me remercier, je peux te dire. Y'a pas marqué bénévole du MLD sur mon front."

La ville s'étend à perte de vue sous nos pieds, alors que je me dirige vers le quartier du 16ème, dans mon appartement. Pour quoi encore? Le soigner. M'assurer qu'il soit en sécurité. Pour-...et cette fois-ci je n'y suis pas forcée. Mais voilà. Je suis un ange, et comme une fatalité, je me dois de l'aider.
feat Midas
j'ai encore un peu de mal à rp Ricky, et à trouver mon style avec elle du coup c'est pas super bien écrit, j'espère que ça ira quand même pour toi mais t'en fais pas, ça s'améliorerait en fonction des post tkt!!!
xion of ooc
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Mar 9 Mai - 17:44
Même si tes ailes membraneuses parvenaient à frapper assez violemment le visage de ton agresseur, suffisamment en tout cas pour l'érafler, sa prise ne devint pas pour autant évanescente. Elle se resserra au contraire sur ton corps déjà bien meurtri de sa brusquerie insensée. Ta voix s'était tant bien que mal élevée dans les airs en quête d'une aide qui ne viendrait peut-être jamais. Qui oserait prendre le risque de s'immiscer entre vous deux pour te délivrer de ta peine ? Le danger était beaucoup trop présent et tu t'étais déjà fait une raison, celle de subir douloureusement les assauts de cet inconnu fou allié. Ta torpeur serait profondément ancrée dans ta chair et tu n'oublierais certainement plus jamais ton poignard chez toi. Il était hors de question de revivre le même tourment que celui-ci à l'avenir. Tu les pourfendrais tous de l'aiguisé de ton arme blanche. Tu ne serais plus cette victime qu'on pouvait démanteler à sa guise et ta défense serait une barrière difficile à effriter.
La violence cessa soudainement miraculeusement. Il avait été arrêté par la bonté d'une ange dont l'aura si éblouissante te fit croire à un rêve. Ce n'était pas possible. Il y avait trop peu de chances qu'une de ces rarissimes créatures vienne généreusement te porter secours dans un tel moment de détresse. Une douloureuse détresse qui t'avait fendu le coeur l'espace de quelques minutes qui durèrent une éternité pour toi. L'intervention fut vive et élégante et tu fus emporté dans les bras de la demoiselle. Vous voilà tous les deux en train de surplomber la ville de Paris beaucoup trop enjolivée d'un romantisme qui n'était qu'une illusion au fond. C'était bien la réalité mais tu préféras t'enliser dans la douceur d'une onirie et tu contemplas son visage auréolé de pureté d'un air rêveur. Tout s'était déroulé si vivement que tu étais encore un peu dans les vapes. Tu reprendrais tôt ou tard tes esprits mais il te fallait un peu de temps pour revenir sur terre.

La douce voix de l'inconnue embaumée de sévérité éveilla tes tympans et tu sortis brusquement de tes contemplations. Tu secouas légèrement la tête et clignas des yeux. Ils se détournèrent de son visage et se concentrèrent sur la vue aérienne qui t'était offerte. Tu serras les dents car la douleur te mordait viscéralement la pulpe. Quelques filets sanguins s'échappaient encore de ta coupure à la nuque et tu t'empressas d'y exercer une pression avec une de tes paumes pour éviter d'en perdre davantage. Il fallait te soigner assez rapidement si tu ne voulais pas te retrouver avec une infection et perdre un trop plein de forces. Ta tête te tournait un peu, sans doute les conséquences du choc d'une agression suivie d'un sauvetage, tous les deux particulièrement inattendus. Cela faisait beaucoup d'événements forts en sensations à intégrer en une soirée. Tes prunelles se fermèrent à demi tandis que ta main libre se porta à ton front pour s'y poser en douceur.

Merci beaucoup. Tu viens de me sortir d'une très mauvaise situation. Je ne te serai jamais assez reconnaissant. Mais si un jour tu as besoin de moi, je t'aiderai sans hésiter. Tu peux me déposer au sol maintenant. Je ne voudrais pas te déranger davantage.

Elle t'avait déjà libéré d'une terrible souffrance. C'était comme-ci elle avait décroché la Lune pour toi et tu ne pouvais te permettre de continuer à susciter son aide. Une fois de retour sur la terre ferme, tu t'empresserais de te rendre à l'hôpital le plus proche pour te faire soigner par un membre du personnel de santé sur place pour être sûr de guérir le plus rapidement et efficacement possible.
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Ven 19 Mai - 23:48
SWEET SALVATION
Un regard long, profond, d'une lourde sincérité, ça touche plus qu'on ne le veut, mais on ne peut pas dire, même moi je ne peux le nier, ça réchauffe le cœur. Cette sensation qui envahit de chaleur, le pou qui s'accélère, un sourire qu'on ne contrôle plus. J'aurais envie de remercier mais soudainement je regrette ma sévérité, j'aimerais m'excuser mais rien ne sort. Trop fière pour ça. Et ça se dit ange. Non, non ce regard, comme si j'étais son messie, un ange gardien venu le sauver, rien que lui cette nuit. Incube qui doit tant endurer, je n'ose même pas lire dans ses pensées pour savoir au delà des paroles et je remercie Dieu au moins mille fois dans la foulée pour le remercier d'une telle générosité.

Amen.

Mais le pauvre est blessé, je ne peux le laisser s'en aller, risquer de voir dans les faits divers, une autre histoire sordide. Non celle-là je compte l'empêcher. Je grimace et je me dirige un peu plus rapidement vers le 16 ème arrondissement. Vers mon appartement, là où il fait chaud, bon, résultat d'un argent gagné trop facile. Sois belle et tais-toi, voilà ce qu'ils attendent de moi. Mais toi oui, toi ce soir, pour une fois, je ne serais pas que ça. Je serais ton ange, comme une mère, celle qui te soignera, peut-être même te bordera. Mais une petite grimace vient interrompre mes pensées héroïques, le voyage commence à être épuisant, j’halète et pourtant ne m'arrête. Je mets beaucoup trop de temps à te répondre, j'ai toujours été trop pensive, pardonne-moi. Cette fois-ci mon ton est plus doux, mais toujours aussi froid pour ne pas que le changement soit trop fort (attention à l'hypothermie):

-"Non, non, je te ramène chez moi pour te soigner. Je te laisserai dormir aussi cette nuit. Ça te changerait." Que de simples suppositions et pourtant je ne pense pas me tromper de beaucoup. Je tente, je m'avance à pas de loups, en espérant que tu ne te vexes pas, sur ce terrain qui n'est pas le mien. Quelques battements d'ailes de plus et je me pose sur mon balcon et ouvre sans problème les portes-fenêtres qui donnent déjà un aperçu du luxueux appartement. "D'ailleurs moi...c'est Ricky. Je te laisse t'installer. Et n'essaye pas de fuir ok?"

Comme un petit ayant perdu sa mère, ce soir Midas, je te prends sous mon aile. Tu es blessé et il faut te soigner. Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on est sauvé par un ange.
feat Midas
désolée du retard, j'étais un peu occupée!  
xion of ooc
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Sam 20 Mai - 20:00
Tu serais toujours autant surpris par la bonté de cette belle inconnue. Alors c'était cela être un ange, redorer incessamment le blason de vertus évanescentes dans un monde comme celui-ci. Tu esquissas un sourire presque éblouissant lorsque tu constatas qu'elle ne te déposa pas sur le sol. Ton coeur se réchauffa soudainement lorsqu'elle t'avoua être déterminée à te soigner et à t'offrir son toit pour la nuit. Dire que tu n'avais vraiment rien pour la remercier de tout ses efforts. Tu en étais d'ailleurs embarrassé même si tu te forças à ne pas laisser transparaître ta gêne. Tu n'avais jamais été vu dans un état aussi lamentable et tu devais certainement inspirer beaucoup de pitié. Tu soupiras légèrement car ce n'était pas du tout l'image que tu voulais véhiculer mais que pouvais-tu y faire ? Tu n'avais pas été assez préparé face à l'agression de tout à l'heure.

Merci beaucoup.
L'ange retrouva finalement la terre ferme ou plutôt, le sol de ce qui semblait être son balcon quelques minutes plus tard. Tu profitas de cette occasion pour la soulager de ton poids et tu posas alors un pied à terre puis l'autre mais à peine arrivas-tu sur la balcon que tes jambes chancelèrent et que tu finis par tomber aussitôt à genoux. Elles avaient dû être engourdies à cause du trajet et ta queue fouetta l'air car tu étais gêné de paraître aussi faible aux yeux de l'ange. Tu avais l'impression d'être un enfant en train d'apprendre à marcher ... Tu relevas donc une jambes et la secouas un peu avant de la poser à nouveau à terre et tu en fis de même pour l'autre. Bien réveillées à présent, tu pus te retourner avec l'aide de tes ailes qui te firent planer, face à la jeune femme qui s'était présentée à toi pour poser ton regard un peu fatigué sur elle.

Enchanté Ricky, je suis Midas. Je ne vais pas tenter le diable, ne t'inquiète pas.

Tu ne voyais pas vraiment quel était l'intérêt de t'enfuir à part lui apporter de nouveaux ennuis ce que tu voulais éviter par dessus tout. Tu pénétras donc dans la pièce donnant sur le balcon en planant à demi. Il s'agissait apparemment d'un salon au vu des quelques meubles illuminés par le halo lunaire. Tu cherchas quelques minutes l'interrupteur et tu l'enclenchas pour illuminer l'endroit. Tu te dirigeas ensuite lentement vers un fauteuil pour t'y asseoir et tu commenças un passer une paume au niveau de ta gorge. Le sang avait coagulé et tu grimaças à la douleur. Même si cette entaille n'était pas si profonde, elle te faisait tout de même mal et elle te rappela malheureusement toutes celles que ta mère t'avait auparavant infligé. C'était à cause de cela que le haut de ton corps comportait quelques cicatrices impossibles à faire disparaître. Elles étaient maintenant accompagnées de traces de bleus et de coups. Mais tu n'étais pas embarrassé par tout ce flot d'imperfections et tu commenças à déboutonner lentement ta chemise abimée par toute cette violence.


HRP: Pas de soucis x)
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Jeu 1 Juin - 22:41
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Je l'avais laissé pris ses aises, comme un animal cherchant son territoire. Car après tout, le considérai-je vraiment comme autre chose? J'avais eu pitié c'est vrai et un peu peur aussi que Dieu me punisse de ne pas l'aider. Une nuit seulement et peut-être que plus jamais on ne se reverra. Je ne serais que la sauveuse d'une nuit et lui le petit oiseau tombé de son nid. A ne plus rien penser, mes pas me guident vers ma salle de bain, connaissant par cœur mon appartement, à n'en plus réfléchir. Et pour tout dire, je crois être tout aussi fatiguée que lui. Par le choc, par ce vol, par un peu tout ce qui a consisté cette soirée, cette journée toute entière. Mes mains vont pour allumer la lumière et je me saisis de la trousse de premiers secours. Petit coup d'oeil, je profite de me regarder dans la glace.

Après tout ce qui s'est passé, je reste ange, plus pure que jamais. Magnifique malgré la fatigue. Inhumaine; contre mes dépends.

Je soupire, comme pour éjecter les idées noires qui commençaient déjà à se loger et revient à pas plus rapides dans le salon. Il s'est installé, n'a pas fuit comme je lui ai dit. Un petit sourire, quelques secondes à peine, rassurée, je l'avoue illumine mon visage alors que je vais rapidement m'installer à côté de lui.

"Je croyais honnêtement que tu allais fuir pendant que je m'absentais. Mais t'es visiblement pas aussi bête que t'en as l'air." j'essaye de faire passer la remarque par un petit rire car quelque part, sans l'avouer, son espèce me dérange. Trop proche des démons, ennemis naturels dans cette jungle. Comme si je ne pouvais le contrôler. Et puis cette espèce toute entière, succubes et incubes, se rejoignent sur un péché; la luxure.

Quelque chose auquel je ne pourrais jamais touché, jamais goûté. Une curiosité sans nom me pique, de lui poser au moins une tonne de questions sur le sexe mais je ne fais que rougir alors que je m'approche de son visage pour désinfecter du coton imprégné de lotion, la blessure à peine refermée.

"C-ça risque de piquer un peu mais c'est mieux qu'avoir une infection." Je me fais douce, je tapote et alors, pour qu'il sente moins la douleur, je pose une main salvatrice sur sa joue, utilisant mes pouvoirs pour qu'une vague de bien-être envahisse son corps tout entier. Qu'il se détende, ne souffre pas et me laisse m'occuper de sa blessure comme il faut. Comme une anesthésie, une douce drogue l'empêchant de revenir à ce monde cruel auquel il appartient. La plaie lavée, je m'empresse de poser un pansement et quelques bandages autour du cou, pour cacher cette vilaine blessure qui aurait pu lui couter la vie si elle avait été plus profonde. Quelques instants, je profite de notre contact, peau à peau, un peu honteuse de toute ce désir qui m'emplit. Quelques secondes à peine, oui, et puis je recule, les sourcils froncés, arrêtant d'utiliser mes pouvoirs sur lui. Je le fixe:

"C'est fini."

Et dans ma tête, tout enfoui, je jure de ne jamais goûter à ce fruit interdit.
feat Midas
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Dim 4 Juin - 1:46
Tu avais déjà commencé à retirer ton haut tandis que la belle était partie chercher de quoi te soigner. Tu râlas de douleur en inspectant tes plaies du regard. Elles n'étaient pas du tout agréables à observer et peut-être que quelques unes se joindraient aux autres indélébiles pour marquer ta chair à vie. Tu soupiras en te disant que tu allais rapidement finir par devenir immonde à force d'accumuler des cicatrices. Il n'y avait heureusement que ton visage plutôt séduisant avec lequel tu pouvais te consoler mais tu savais qu'il était loin d'être parfait ni supérieur aux autres. Il était beau mais tu ne voyais pas l'intérêt d'en faire des montagnes. L'ange revint quelques minutes plus tard dans le salon et elle sembla heureuse de te voir toujours présent dans sa demeure. Tu affichas un sourire un peu las car tu étais fatigué à cause de tes blessures.

Ce serait du suicide de vouloir m'enfuir. Je ne suis plus du tout apte à me défendre tout seul si jamais j'avais le malheur de subir une nouvelle agression sexuelle.
Tes prunelles s'accrochèrent à ses délicieuses joues empourprées. Tu ne comprenais pas pourquoi elle était dans cet état. Soit ton aura lui faisait tout de même de l'effet malgré son intensité réduite au maximum par tes soins, soit elle était tout simplement stressée et gênée par ton corps recouvert de marques. Elle te prévint que tu risquais d'être très incommodé par l'antiseptique. Tu grimaças vivement de souffrance au moment où le coton imbibé se posa sur ta peau mais heureusement que Ricky eut le réflexe de poser sa main sur ta joue pour te faire oublier tous les maux de ce monde. Tu soupiras de plénitude en posant délicatement une paume sur la sienne et tu lui fis des yeux doux alors que tu te relaxas progressivement. C'était tellement apaisant et irrésistible que tu en somnolas et que tu perdis le contrôle de ton aura d'incube. N'ayant plus aucune restriction, elle devint d'une terrible intensité mais lorsque la belle retira sa main, tu te réveillas brusquement et tu te redressas en grimaçant. Les soins étaient peut-être terminés mais la lancinante douleur était toujours présente et le serait encore durant quelques temps.

Merci Ricky.

Tu avais l'impression que ses joues étaient encore rosies et tu la contemplas calmement en réfléchissant à un moyen de la mettre à l'aise. Elle devait peut-être également être dérangée par ta nature d'incube qui était une sorte de démon dans un sens. Les anges et ceux-ci ne faisaient jamais bon ménage ensemble. C'était donc compréhensible de la voir réagir de la sorte. Elle avait passé son temps à te rassurer et à te faire du bien. C'était peut-être à ton tour de lui rendre la pareille. Tu posas délicatement une paume sur sa joue que tu gratifias d'une caresse tandis que ta queue ondula doucement dans les airs. Tu te fis le plus doux possible pour ne pas la brusquer. Tu ne voulais pas passer pour quelqu'un de malintentionné alors que tu ne l'étais pas du tout en vérité.

Tout va bien ? Je ne te ferai aucun mal tu sais ? Je suis peut-être assez proche des démons physiquement parlant mais je ne suis pas quelqu'un de mauvais.
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